Restauration de sièges

Monsieur T. Neveu

 

(Mairie de Serville – salle Jeanne)

 

  

Du débutant au confirmé, cette activité requiert avant tout de la patience et de la minutie dans la mise en œuvre des différentes phases de restauration. Nous travaillerons sur tout style de carcasse, en évitant le canapé trois places !!!

 

Tout au long de cette formation, vous apprendrez dans les règles de l’art à réparer le bois de vos carcasses (petites réparations) ; puis viendra la pose des sangles, des ressorts, la mise en crin, le piquage, pose du crin animal, toile blanche etc.

Enfin la pose du tissu, avec les différents aspects de la finition. Chaque étape est suivie, guidée et conseillée avec soin. L’élève travaillera avec ses propres outils : ramponneau, paire de ciseaux, tire crin, pied de biche, ciseau à dégarnir, aiguilles.

 

 Le matériel et les fournitures pourront être achetés sur place.

A titre indicatif le matériel de base se composera d’un ramponneau garnisseur, d’un ciseau à dégarnir droit, d’un tire crin palette ronde, d’un pied de biche, d’un maillet bois, d’une bonne paire de ciseaux. (Maillet bois & paire de ciseau en magasin de bricolage), râpe à bois, colle à bois, serre-joints, sangle de serrage.

 

Prix indicatif des outils spécifiques :


Ramponneau garnisseur : 71€ - Ciseau à dégarnir droit : 41€ - Tire crin : 27,00€ -

Pied de biche : 35€ - tendeur de sangle : 47€ 


L’atelier de restauration de siège


Une équipe sympathique se retrouve tous les jeudi dans la salle des fêtes du petit village de Serville pour y pratiquer son art, la tapisserie.

Sous la houlette qualifiée et bienveillante du professeur, les apprentis s’affairent.


Tout d’abord le dégarnissage qui consiste à enlever la vieille couverture et tout ce qui constitue l’assise et le dossier d’un siège.



Ce n’est pas une mince affaire et le bruit des maillets retentit pour faire sauter les vieilles semences à l’aide du ciseau à dégarnir, la poussière des vieux crins nous envahit, les ressorts couinent. Par la suite il faut boucher les trous du  bois, poncer, refaire les taquets, les biseaux, bref vérifier que le siège pourra être recouvert de façon durable.


La reconstruction commence par la pose des sangles, puis la pose des ressorts et leur couture sur les sangles en respectant les positions adéquates. Les ressorts sont ensuite assemblés par des cordes dites de guindage dont les noeuds demandent réflexion et dextérité .


Vient ensuite la pose de la toile d’embourrure qui fait apparaître la forme future de l’assise. Enfin arrive l’épreuve du crin et son cardage.


Combien d’apprentis redoutent cette étape du cardage. Il manque toujours du crin, il n’est pas bien réparti, il est mal cardé (voyez les trous) bref pour beaucoup d’entre nous c’est l’épreuve.


Heureusement le maître veille et n’hésite pas à mettre la main à la pâte. La pose de la toile forte qui recouvre le crin puis les coutures savantes qui s’ensuivent font apparaître la forme définitive du siège. Les apprentis reprennent courage et sont fièrs d’eux et du travail accompli.


En milieu d’après midi cette fine équipe ne manque pas de déguster le gâteau que l’un d’eux a apporté dans sa musette au milieu des exclamations, des discussions sur des sujets profonds ou légers.


Nous nous séparons avec regret mais savons déjà que la semaine suivante sera une nouvelle étape dans la reconstruction du siège en restauration.

 

Un élève